
Des idées et inspirations qui font vivre la Maison

Des idées et inspirations qui font vivre la Maison

Le lierre terrestre peut former un tapis vert agréable sous un arbre, là où la pelouse peine à pousser. Mais ses tiges rampantes s’étendent vite et s’installent dans les massifs ou le gazon. Faut-il le garder ou l’éliminer ? Tout dépend de l’endroit où il pousse, de la place qu’on veut lui laisser et de la vigueur des plantes voisines.
Un point évite bien des confusions : le lierre terrestre, ou Glechoma hederacea, n’est pas le lierre grimpant des murs, Hedera helix. Il avance surtout par des tiges au ras du sol, qui peuvent s’enraciner aux nœuds. On peut donc le contenir sans traiter tout le jardin comme une zone à défricher. 🌿
À retenir : conservez-le dans un coin ombragé où il ne gêne rien, retirez-le des pelouses et des massifs fragiles, puis surveillez les repousses. L’arrachage ciblé et la couverture du sol sont les gestes les plus utiles pour un jardinage écologique.
Le nom prête à confusion, mais les deux plantes n’ont pas le même port. Le lierre terrestre est une vivace basse qui s’étale à l’horizontale. Ses tiges fines avancent sur le sol et s’enracinent parfois à leurs points de contact avec la terre. Ses feuilles, arrondies ou en forme de cœur, sont souvent légèrement dentées et dégagent une odeur marquée lorsqu’on les froisse.
Le lierre grimpant, lui, s’accroche aux supports grâce à de petits crampons et peut monter sur un mur ou un tronc. Si une plante recouvre votre pelouse sans grimper, il s’agit probablement du lierre terrestre. Cette distinction compte : les méthodes prévues pour retirer un lierre accroché à une façade ne conviennent pas forcément à un tapis de Glechoma hederacea.
Pour confirmer l’identification, observez la plante au printemps, lorsqu’elle porte de petites fleurs bleu-violet. Une photo rapprochée des feuilles et des tiges peut aussi aider à éviter un arrachage inutile d’une autre vivace. Dans le doute, comparez votre observation avec des ressources fiables sur la faune et la flore du jardin, comme ce guide pour favoriser les oiseaux au jardin, qui rappelle l’intérêt d’observer avant d’intervenir.

Dans une zone ombragée où peu de plantes s’installent, le lierre terrestre peut jouer le rôle de couvre-sol. Il occupe rapidement le terrain et limite les plaques de terre nue. On peut le tolérer au pied d’une haie dense ou dans un coin de jardin peu fréquenté, à condition de définir ses limites et de vérifier qu’il ne gagne pas les plantations voisines.
Il ne remplace toutefois pas toutes les plantes couvre-sol. Son développement peut concurrencer les jeunes vivaces et les semis, surtout si le sol reste frais et riche. Avant de le conserver, regardez ce qui pousse autour : si les plantes disparaissent sous son feuillage, le tapis est trop dense. Une bordure enterrée ou une bande régulièrement désherbée peut alors freiner sa progression.
On peut aussi réserver une petite parcelle à cette plante plutôt que de la laisser courir partout. Par exemple, une jardinière au niveau du sol ou un espace délimité sous un arbre permet de profiter de son feuillage sans lui abandonner tout le massif. Un couvre-sol utile reste un couvre-sol dont on maîtrise les limites.
Le signe le plus simple est la perte de place. Si ses tiges passent d’une bordure au gazon, s’enroulent entre les vivaces ou forment un tapis continu, le lierre terrestre gêne désormais les plantes que l’on souhaite garder. Dans une pelouse, il s’étend souvent là où le gazon est clairsemé, ombragé ou affaibli par le piétinement.
Il ne s’agit pas de paniquer à la vue de quelques feuilles. Une petite présence peut rester sans conséquence, tandis qu’une nappe épaisse empêche les jeunes pousses de recevoir assez de lumière. Au jardin de Claire, par exemple, quelques tiges sous le pommier ont fini par gagner les bordures après plusieurs saisons sans entretien. Elle a pu les contenir en dégageant une bande autour des vivaces et en retirant les nouveaux stolons dès leur apparition.
Pour décider, posez-vous trois questions : la plante dépasse-t-elle la zone que vous lui avez réservée ? Les végétaux voisins semblent-ils étouffés ? Le gazon perd-il du terrain ? Si la réponse est oui, un contrôle des plantes ciblé est préférable à une intervention générale. Cela limite le travail et protège les espaces où le tapis ne pose pas de problème.
Le désherbage manuel est souvent la meilleure option lorsque l’invasion reste localisée. Intervenez après une pluie ou un arrosage : la terre humide se travaille plus facilement et les tiges se dégagent avec moins de risque de casser. Portez des gants, puis soulevez doucement les tiges pour repérer les points où elles se sont enracinées.
Retirez autant que possible les portions rampantes et leurs racines superficielles. Une petite griffe ou une fourche à main aide à déloger les nœuds sans retourner toute la terre. Évitez de bêcher profondément près des racines des plantes à conserver : un geste trop énergique pourrait les blesser et créer de nouveaux espaces nus où le lierre reprendrait.
Procédez par petites zones plutôt que de vouloir nettoyer tout le jardin en une fois. Une session de vingt minutes suffit pour dégager une bordure ou le pied d’un arbuste. Placez les résidus sur une bâche afin qu’ils ne touchent pas le sol pendant le chantier, puis laissez-les sécher complètement avant de les évacuer selon les consignes locales de déchets verts. L’arrachage répété des jeunes repousses épuise progressivement la plante.

Après l’arrachage, ne laissez pas la terre nue. Un paillage organique bloque une partie de la lumière et rend les nouvelles pousses plus faciles à repérer. Des feuilles mortes, des copeaux de bois ou du bois raméal fragmenté conviennent selon l’endroit et les plantes présentes. Dans une zone à replanter, du carton brun non plastifié peut être posé sous une couche de matière organique.
Le paillage ne fait pas disparaître instantanément les racines déjà en place. Il accompagne le travail manuel et demande une surveillance : si une tige ressort sur le bord de la zone couverte, retirez-la avant qu’elle ne s’enracine plus loin. Sur une pelouse, mieux vaut aussi corriger la cause des espaces clairsemés : améliorer la lumière quand c’est possible, éviter le tassement et adapter le mélange de gazon à l’ombre.
Évitez le sel, le vinaigre et les doses importantes de bicarbonate. Ces produits peuvent abîmer les plantes voisines et perturber le sol, sans garantir l’élimination des racines. Les solutions dites naturelles ne sont pas automatiquement inoffensives. En jardinage écologique, mieux vaut associer une intervention précise, un sol couvert et un suivi régulier que chercher un produit miracle.
Guide interactif · maîtrise du lierre terrestre
Suivez le rythme des interventions pour limiter l’envahissement et aider les plantes adaptées à reprendre leur place.
Profitez d’un sol humide pour retirer les stolons et les racines visibles à la main. Vérifiez les zones où le lierre terrestre s’est installé et enlevez soigneusement les parties accessibles.
La régularité est essentielle : inspectez de nouveau la zone après chaque intervention et poursuivez le suivi au fil des saisons.
Une fois la zone dégagée, choisissez une couverture végétale adaptée à son exposition. Dans un massif ombragé, des vivaces tapissantes compatibles avec le climat local peuvent occuper l’espace. En bordure ensoleillée, une pelouse bien adaptée ou des plantes basses résistantes prennent le relais. L’objectif n’est pas de planter à tout prix, mais d’éviter que la terre reste longtemps libre et facile à recoloniser.
Avant de replanter, aérez légèrement le sol avec une fourche sans le retourner entièrement. Si la terre paraît pauvre ou compactée, ajoutez un peu de compost mûr en surface. Il n’est généralement pas nécessaire de corriger le pH sans raison : un amendement inadapté peut déséquilibrer davantage le terrain. Pour une pelouse, choisissez des semences adaptées au niveau d’ombre et au passage des personnes.
Les plantes couvre-sol doivent elles aussi être surveillées. Certaines s’étendent rapidement ; mieux vaut connaître leur comportement avant de les installer près d’un massif fragile. Une bordure nette, des plantations assez rapprochées et un paillage autour des jeunes plants facilitent l’entretien du jardin et réduisent les occasions de reprise. Un espace occupé par les plantes souhaitées laisse moins de place aux adventices.
Tout arracher n’est pas toujours nécessaire. Le lierre terrestre peut apporter une couverture végétale et ses fleurs attirent des insectes au printemps. Si une partie du jardin lui est réservée et qu’elle ne menace ni les plantations ni les accès, on peut y laisser un petit tapis maîtrisé. Cette décision se prend au cas par cas, selon la place disponible et les besoins du jardin.
Pour favoriser les oiseaux, les haies diversifiées, les arbres et les points d’eau jouent un rôle important. Le lierre terrestre n’est pas le lierre grimpant, dont les baies peuvent nourrir certains oiseaux : il ne faut donc pas confondre les bénéfices associés à ces deux plantes. Pour aménager un espace accueillant, consultez aussi ces conseils pour identifier et nourrir les oiseaux du jardin.
La bonne gestion des adventices repose sur l’observation, pas sur l’élimination systématique de tout ce qui pousse spontanément. Garder un coin de lierre terrestre et dégager les zones où il devient gênant permet de concilier diversité et entretien raisonnable. On protège mieux l’équilibre du jardin en choisissant où intervenir qu’en supprimant chaque plante spontanée.
Non. Le lierre terrestre, Glechoma hederacea, s’étale surtout au ras du sol. Le lierre grimpant, Hedera helix, s’accroche aux supports et monte sur les murs ou les arbres.
Après une pluie ou un arrosage, lorsque la terre est humide. Les tiges et les racines superficielles se dégagent alors plus facilement.
Le paillage limite la lumière et freine les repousses, mais il ne remplace pas le retrait manuel des tiges déjà enracinées. Inspectez régulièrement les bords de la zone couverte.
Il vaut mieux éviter ces produits dans les massifs et les pelouses. Ils peuvent endommager les plantes voisines et le sol sans supprimer durablement les racines du lierre terrestre.